Drôle de façon de commencer un blog mais ce que je vais vous raconter là est ce qui me caractérise le plus, ce qui a modifié ma vie, ma façon de voir et de vivre les choses.
J'ai décidé de l'écrire dans un bloc permanent pour rendre un dernier hommage à Lukas, vraisemblablement l'homme de ma vie, décédé sous les coups de nos agresseurs.

J'ai rencontré Lukas le 5 octobre 1999, nous avions tous deux 16 ans. C'était mon premier amour. Nous étions étudiants dans deux villes différentes, personne ne connaissait notre liaison. On ne se voyait alors que le week-end et pendant les vacances, en cachette. C'était peu mais cela rendait nos moments passés ensemble tellement intenses.
J'étais heureux, je ne pensais pas auparavant que l'on pouvait être si heureux, presque trop heureux. On se sentait forts, enfin ! On se sentait invulnérables, on pensait que rien ne pouvait nous arrêter, que nos vies étaient comme deux fils enlâcés que personne ne saurait séparer ...

Lukas militait depuis longtemps pour que l'on ait les mêmes droits que tout le monde, il voulait que je milite avec lui, mais j'ai toujours refusé. Je trouvais ça trop dangereux de s'exposer ainsi, de provoquer parfois. J'essayais de le convaincre, en vain. J'aurais dû insister davantage, moi qui suis aujoud'hui un anti-militantiste acharné. Ma devise : "pour vivre heureux, vivons cachés". Il ne l'entendait pas ainsi, il me reprochait souvent de ne pas vouloir lui tenir la main dans la rue, de ne pas l'embrasser en public.

C'est le soir du 16 novembre 2002 que tout s'est écroulé, nous étions ensemble depuis trois ans. On sortait d'un restaurant parisien quand on a croisé nos agresseurs. Ils connaissaient Lukas, lui ne les connaissaient pas. Et là, tout va très vite : des coups de poings, des coups de pieds, des "alors les tarlouzes, on rigole moins !", des "vous voulez les mêmes droits que nous, eh beh les v'là vos droits à vous", des "P.D, t'aime ça, hein ! Et ça se dit être des hommes !" Mais le pire, ce ne sont pas les coups, ce ne sont pas les mots, ce sont les regards, des regards de haine, comme possédés, qui vous persuadent que rien ne les arrêtera, qu'ils iront jusqu'au bout, jusqu'à votre dernier souffle.
Et puis plus rien : nos agresseurs qui partent en courant, les quelques passants qui s'enfuient, personne n'est venu à notre secours, personne, pas même après leur départ. Juste nous deux, gisant sur les pavés, à cinq mètres l'un de l'autre. Je me suis alors traîné jusqu'à lui, je saurai quelques heures plus tard que j'avais sept côtes cassées, mais à cet instant ma seule préoccupation est de le rejoindre.
Ce que je ne savais pas à ce moment là, c'est qu'il faisait une hémorragie interne, qu'il était en train de partir. Lui le savait sans doute.
Il m'a demandé pardon, s'est excusé de ne pas avoir voulu m'écouter. Il m'a remercié de l'avoir rendu heureux, il souriait. Il m'a fait promettre de refaire ma vie. Il m'a donné un baiser, je le serrais du plus que je pouvais, il m'a regardé longuement, tendrement, les yeux pleins de larmes. Il m'a dit : "Damien, j'ai peur !" et puis s'en est allé.
Il est mort dans mes bras.
Chaque soir, lorsque j'éteinds la lumière, ses derniers mots résonnent dans ma tête. Même ça je n'en ai pas été capable, pas capable de le réconforter, de le rassurer ...

Je pensais que mon amour pour lui se diluerait avec le temps, mais il ne fait que de se renforcer, il a ouvert une porte en moi que je n'arrive pas à refermer. J'aimerais avoir le courage de le rejoindre, là-bas nous laisserait-on peut-être en paix, mais j'aime trop la vie. J'ai toujours l'espoir qu'un homme parvienne à me rendre de nouveau heureux, je l'ai promis à Lukas. Mais il est encore trop tôt, je ne peux pas.
Si je vous raconte tout ça, c'est pour que vous soyez vigilants, que rien est acquis. Les moeurs changent, mais plus elles changent et plus on recule. Ces individus sont toujours en liberté ... Je ne vous demande pas non plus de rester cloîtrés, il faut vivre, mais prudence, pas de risques inutiles, c'est trop cher payé.

Lukas, je t'aime de tout mon coeur. Je ne sais pas si j'arriverai à respecter ma promesse. Pardonne-moi.

24/10/2007

24/10/07 - 21:11

Une page se tourne, un blog se ferme...

Le moment tant attendu est arrivé : 3 hommes, 2 vies, 1 terruption totale de ma vie sentimentale... OFF !!!

Il ne sert à rien de s'acharner sur quelque chose. A trop espérer que le grand moment refasse surface, on finit par oublier tout le reste, à ne pas voir ce et ceux qui nous entourent, à ne pas profiter de sa vie comme on devrait le faire. S'attacher sans cesse à l'inaccessible est épuisant, et est un combat perdu d'avance. Laisser tomber une partie de sa vie, et en l'occurence laisser tomber sa vie sentimentable, c'est s'ouvrir de nouveau au monde, et découvrir de nouveaux horizons, de nouveaux plaisirs que l'on s'était formellement interdits. On se doit de tirer des leçons de ses échecs, et il faut parfois prendre des décisions radicales... essayer d'engendrer un électrochoc !!! Euh... électrochoc réussi pour le coup ! Bien sûr, si l'amour me tombe dessus au coin d'une rue, je ne le rejetterai pas, au contraire, je garderai toujours ce petit mais alors tout petit espoir enfoui au plus profond de moi.

Ce blog était à l'origine un moyen de communication avec la personne la plus importante que ce monde ait connu, en tous les cas la personne la plus importante qu'il m'ait été donné de connaitre, le seul et unique moyen que j'ai trouvé pour lui faire part des moments les plus importants de ma vie, et par là-même de ma vie sentimentale... Ce blog n'a donc plus raison d'être puisque la quête d'un amour partagé et réciproque s'est arrêtée il y a quelques jours à peine. L'amour me fait trop souffrir et m'apporte au final plus de douleur que de bonheur. L'instinct de survie m'oblige à me débarrasser de tout ce qui pourrait mettre ma vie en Péril, quelqu'en soit les sacrifices, et cet aspect de ma vie en fait "malheureusement" partie...


Lukas, pardonne-moi ! Tu sais à quel point j'avais envie de partager ma vie avec quelqu'un. Tu sais tous les sacrifices que j'ai réalisés pour essayer d'y parvenir, et notamment le fait de te délaisser... Tu sais que j'étais prêt à tout pour un homme... ce n'est plus le cas !
A chaque fois le même scénario se reproduit. Quand mon coeur grandit, prêt à accueillir un Être qui n'arrive pas, il devient tellement vide que tu reviens avec force et avec une intensité toujours accrue. Sauf que cette fois, je vais te garder près de moi. Tu es au final le seul homme que j'aurai aimé avec toutes mes trippes, le seul homme qui ne m'aura jamais déçu, le seul homme qui aura été là pour moi quand j'en avais besoin, qui comprenait à quel moment précis j'avais besoin de lui, et qui continue à être auprès de moi dans les moments difficiles. Tu me manques... Je donnerais n'importe quoi pour te serrer une dernière fois dans mes bras, juste pour te dire au revoir, je n'ai pas eu le temps, pas comme j'aurais aimé le faire... Tu es ma vie, et pour toi, uniquement pour toi, je la défendrai jusqu'au bout.

Pardonne-moi... Volim te...

05/10/2007

05/10/07 - 23:30

05 Octobre... VIII

Il y a huit ans je découvrais l'Amour, la Vie, l'Amour de ma Vie.
Il y a huit mois j'imaginais l'amour, la vie, l'amour de ma nouvelle vie.
Il y a huit semaines je remettais une majuscule à l'amour, à la vie, à l'Amour et à la Vie.
Il y a huit jours je donnais un nouveau visage à l'Amour, à la Vie, à l'Amour de ma nouvelle Vie.
Il y a huit heures je doutais sur l'Amour, sur la Vie, sur l'Amour et sur ma nouvelle Vie.
Il y a huit minutes je cessais de croire en l'Amour, en la Vie, en l'Amour de ma nouvelle Vie.
Il y a huit secondes j'espérais que les mots fraichement reçus étaient de l'amour, de la vie, de l'amour pour ma nouvelle vie...

Des hommes j'en aurai regardé 3000.
J'en aurai désiré 300.
J'aurai imaginé ma vie avec 30.
J'en aurai Aimé 3.

L. ou l'Homme qui a donné un sens à ma Vie.
T. ou l'Homme qui m'a redonné confiance en la Vie.
Q. ou l'Homme pour qui je voulais consacrer ma Vie.

3 Hommes... 2 Vies... 1 terruption de ma vie sentimentale... STANDBY !!!

12/09/2007

12/09/07 - 01:08

Là n'est pas la question...

Quand un coeur devient trop petit
Une seule solution s'offre à nous :
Epouster, trier, vider...
Non, je refuse ! Assurément, c'est non !
Toujours garder en soi les stigmates d'une vie passée !
Il faut juste laisser à son coeur la possibilité de grandir.
N'y aurait-il pas une autre solution ?

Là n'est pas la question... c'est trop tard, la croissance est déjà en cours.
Mais maintenant il sonne creux ce coeur devenu trop grand ! Il n'attend plus qu'une chose... que l'acrostiche de cette prose s'y réfugie...

A bientôt EVIDEMMENT !!!

16/05/2007

16/05/07 - 23:53

Détour dans mes pensées...

Je ne sais plus trop sur quel pied danser. Je suis à deux doigts de dire au revoir à tous mes contacts. Je suis fatigué. Je viens ici quand je vais pas bien, et quand je vais bien ce site me déprime... il me rappelle à quel point je me sens seul. Je suis en colère ce soir, énervé, j'ai envie de taper dans les murs, de me faire du mal, de me détruire une fois pour toutes. J'ai envie de pleurer, de pleurer jusqu'à en crever. Ca ne mène à rien tout ça, j'en peux plus. Il faut que ça change tout ça... que je bouge, mais où ? J'ai pas de solution, j'en ai plus, j'ai tout essayé, j'ai plus le courage. Il faut que je parte... j'ai trop mal. Tout se bouscule dans ma tête... J'ai besoin d'aide mais personne ne peut m'aider. Si, un homme ! Mais lequel ? Où est-il ? Que fait-il ? Pourquoi met-il autant de temps à venir ? Plus aucun homme n'est capable d'aimer, juste aimer ?! Sans arrière-pensée ?! J'ai besoin de me voir dans les yeux d'un homme, de voir ses yeux qui ne voient que moi, pour qui je serais indispensable, sans qui rien ne serait possible. Je veux être aimé avec la même intensité que je l'aimerais lui. J'ai mal à la tête. Je sais plus ce que je dis. Je me fatigue tout seul. On dirait un drogué, pourtant je ne le suis pas. Je suis en souffrance, c'est tout ! Comme un homme bloqué dans l'eau sous la glace, à bout de souffle, nageant frénétiquement à la recherche d'une bouffée d'air. Et si cette fois je ne pouvais plus remonter. Et si... et si... Je me suis raccroché à tout ce que j'ai pu c'est vrai. J'ai essayé, je me suis battu, non ? Peut-être pas assez... J'en ai marre d'être à la recherche de l'inaccessible, de m'éprendre d'hétéros ou d'homos qui sont trop biens pour moi. J'en ai marre de repousser ceux qui tombent amoureux de moi. La vie est une pute, vous le savez ça ? Elle est sournoise, elle est belle mais quand on s'en approche de trop elle vous frappe dans le dos. Pourquoi je l'aime tant ? Parce qu'elle est inaccessible justement ? Pourtant je suis bien vivant, c'est sans doute ça le problème. Est-ce que je le mérite ? Est-ce que je LA mérite ? La mort me fascine, inaccessible elle aussi ??? Pas tant que ça, il suffit d'un pas. Alors pourquoi ne pas le franchir ? Parce que c'est pas le moment, ce n'est jamais le moment ! Mais quand ? Je deviens fou... Je suis ailleurs, je suis dans mon monde, un monde que je me suis créé, rassurant et hors du temps. Une partie de moi est partie en même temps que Lukas. Qui sera suffisamment généreux pour me donner une partie de lui ? Une partie qui s'ajustera à celle perdue. J'ai besoin d'un homme, de l'homme. Celui qui saura me rassurer, qui saura panser mes meurtrissures, qui n'aura pas que pour seule idée fixe les plaisirs de la chair. Un homme qui croit en l'amour, l'amour des âmes, l'amour infini que rien n'arrête, pas même la mort. Un homme que je sentirais près de moi, en toutes circonstances, quand ça va bien, et quand ça va mal. Un homme qui n'aura pas peur de s'engager, qui s'investira, qui prendra chaque jour comme le dernier, qui ne me dira pas "on a le temps" parce que le temps on ne l'a pas... tout ce qui n'est pas fait à l'instant présent est perdu (pardon pour tout ce que j'ai repoussé et qu'on n'a pas eu le temps de faire...). Il existe cet homme ? Celui qui aura lu jusqu'au bout ? Non, et il a bien raison, fuis pendant qu'il en est encore temps... je parle donc tout seul... y'a pas de doute, je suis bel et bien fou, fou d'amour, d'un amour qui m'a tout donné et qui m'a tout repris. Fou d'un amour qui me tue... mais qui me tient encore et toujours, qui me susure qu'il reviendra avec encore plus d'intensité, que tout est permis, que l'espoir ne tue pas. L'Amour est ma vie et je l'aime, à en mourir...

10/05/2007

10/05/07 - 01:01

Lukas


Verts et bruns à la fois
Verts et bruns quand il aime ou n'aime pas
Dans les yeux de Lukas
Moi je lisais ma vie autrefois

Moi, semaines après mois
Loin du reflet de ses yeux verts et bruns
J'existerai pas moins
Sans ces yeux-là je ne me vois pas
Lukas...

(cf "Lisa", Jean-Jacques GOLDMAN)

05/02/2007

05/02/07 - 22:22

Déjà...

La profondeur de tes yeux qui plongent dans les miens.
La complicité de ton regard qui répond au mien.
La chaleur de ta peau qui consume ma solitude.
La douceur de tes mots qui soufflent mes inquiétudes.
Ton odeur, ta saveur, ta flaveur, tout ça est intact.
Ton sourire, ton rire, ancrés au plus profond de moi.
Rien ne s'envole, rien ne s'estompe, rien ne m'abandonne.
Pas même les méandres de ton corps glissant sous mes doigts.
Pourtant, les traits de ton visage ne sont déjà plus là...
Ne m'abandonne pas, j'ai encore besoin de toi...

05/02/07 - 21:56

Dis-le moi ! S'il te plait...


17/12/2006

17/12/06 - 00:23

Nostalgique de toi...





16/12/2006

16/12/06 - 22:57

Souviens-toi ! En commençant par moi...


La vie...

La vie est une chance, saisis-la.
La vie est beauté, admire-la.
La vie est béatitude, savoure-la.
La vie est un rêve, fais-en une réalité.
La vie est un défi, fais-lui face.
La vie est un devoir, accomplis-le.
La vie est un jeu, joue-le.
La vie est précieuse, prends-en soin.
La vie est richesse, conserve-la.
La vie est amour, jouis-en.
La vie est un mystère, perce-le.
La vie est promesse, remplis-la.
La vie est tristesse, surmonte-la.
La vie est un hymne, chante-le.
La vie est une aventure, ose-la.
La vie est un combat, accepte-le.
La vie est un bonheur, mérite-le.
La vie est la vie, défends-la.

Mère Teresa

10/04/2006

10/04/06 - 11:39

Merci !

Ce petit mot est magique. Il est si court et en même temps il en dit tellement. Lorsqu'il est prononcé avec sincérité, il ne coûte rien à son auteur mais il rapporte tout à son destinaire.

Alors voilà, merci ! Merci à tous pour vos témoignages de soutien, pour votre réconfort, pour votre Humanité... et oui, visiblement elle existe l'Humanité.
Merci à ceux qui étaient là avant et qui sont toujours là maintenant. Merci à ceux qui sont entrés après et qui resteront peut-être à jamais. Merci à celui qui s'est avéré être celle, elle se reconnaîtra... Et enfin merci à celui qui est entré et qui est ressorti... il aura au moins eu le mérite de m'apporter ce dont j'avais besoin à ce moment précis, de me faire avancer. J'espère que je lui ai aussi apporté quelque chose. Quand certains se disent : "C'est un salaud, il s'est foutu de moi, il ne me méritait pas !" , j'aurai tendance à me dire : "Il doit être malheureux, j'ai dû dire quelque chose qu'il ne fallait pas, je ne le méritais sans doute pas." La remise en question de soi est le plus grand des maîtres... Pardon aux personnes que j'ai blessées involontairement et à celles que je blesserai dans le futur.

Toujours est-il que dans chaque être humain, il y a du bon (sauf exceptions confirmant la règle), et qu'il ne faut retenir que le positif des choses. Je crois au destin, peut-être à tort, tout est lié. Si je n'avais pas vécu ce que j'ai vécu, je ne serais pas ce que je suis aujourd'hui... Peut-être fallait-il en passer par là, pour vivre quelque chose d'encore meilleur...

Ce qui me réconforte, c'est que le message a l'air d'être passé : ce n'est pas parce qu'on n'en parle pas dans les médias que ça n'existe plus ! Combien de femmes meurent sous les coups de leurs maris, dans l'indifférence la plus totale ? Combien d'enfants sont battus par leurs propres parents ? Combien de personnes sont harcelées moralement, violées, tabassées, insultées... On n'arrêtera pas la haine, le tout est déjà de prendre conscience qu'elle existe et qu'il nous faudra vivre avec. Le comble de la misère est d'ignorer ce que l'on ne voit pas...

Merci à tous de m'avoir consacré quelques minutes de votre vie à moi et à Lukas.

Lukas, ja te volim. Hvala lijepo, do skorog videnja...

13/03/2006